Abattre un missile nord-coréen ? Une option risquée pour les Etats-Unis

 

 

Washington a les moyens de frapper un engin nord-coréen en vol. Mais cette éventualité pose des problèmes légaux, stratégiques et techniques.

La multiplication des tirs de missiles nord-coréens – une vingtaine depuis le début de l’année dont trois de type intercontinental – est un défi aux injonctions américaines. Avec la nouvelle provocation de Pyongyang, mercredi 29 novembre, l’exaspération se fait ressentir. Le représentant républicain de Californie, Dana Rohrabacher, lançait ainsi en septembre :

« J’espère que la prochaine fois que les Nord-Coréens tireront un missile, particulièrement s’il survole notre allié le Japon, nous l’abattrons pour envoyer un message aux Nord-Coréens ainsi qu’aux peuples, comme le Japon, qui comptent sur nous. Tant que nous ne démontrons pas notre volonté d’employer la force, il n’y a aucune raison pour eux d’y croire. »

La doctrine américaine n’a pas fondamentalement changé pour l’heure. « La position actuelle est de s’attaquer à un missile s’il pose une menace », résume Ian Williams, chercheur au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné le secrétaire à la défense américain, James Mattis, lorsque la presse lui a demandé la raison pour laquelle les Etats-Unis n’ont jusqu’à présent pas intercepté les tirs nord-coréens. « D’abord, ces missiles ne menacent aucun d’entre nous directement », avait répondu M. Mattis, le 19 septembre, ajoutant que si un de ces vecteurs devait poser une menace aux Etats-Unis ou au Japon, « cela susciterait une réponse différente de notre part ».

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