Abidjan: Une belle étudiante en Master se fait avoir et enceinter par un marabout-La raison va vous choquer

 

 

Génial, il l’est Gnagra N’Guessan Delorne. Seulement que c’est diaboliquement qu’il l’est. Ce chômeur endurci, qui totalise maintenant 40 ans de vie sur terre à ne rien foutre, a trouvé son trou pour se faire du fric et aussi…du sexe.

 Admirez tout simplement sa mise en scène déroutante, qui a eu raison de personnes qui, pourtant, « connaissent papier », comme on le dit. Et le « film » qu’il réalise et dans lequel il se donne le beau rôle de l’acteur principal, on pourrait l’intituler « La belle et la bête ». Le scénario décapant commence en 2012. En effet, de nos sources, on apprend qu’en cette année-là, Gnagra N’guessan Delorne, fatigué de racketter les tanties et les tontons, sans grand succès souvent, découvre son filon. Un filon pour dégager les « toiles d’araignée » de ses poches, et les remplacer par ces belles feuilles argentées : le fric.

Ainsi, il inonde son entourage de l’information le faisant passer pour un puissant marabout, capable de donner le succès à qui veut. Aux femmes et jeunes filles qui entendent « parader » dans des foyers dorés, il promet de trouver des boss, des mecs friqués, pour aboutir au mariage. Le succès dans les études, les obtentions de boulot et autres visas pour l’hexagone…ça aussi, c’est son affaire. Et pour cette fonction de marabout, Gnagra N’guessan se torche le derrière avec sa véritable identité. Et désormais, il fait croire, répondre au nom de Zongo Souleymane, le redoutable marabout venu du Burkina Faso. Et là, une jeune fille prénommée Aïssata fait sa rencontre. Et peu de temps après, celle-ci prend attache avec son amie répondant aux initiales B.G.H. Cette dernière est d’une beauté divine qui, en plus, a la tête bien pleine. C’est une étudiante qui prépare un Master. Aïssata, soucieuse du bien-être de l’étudiante qui lui fait part de ses différents déboires, vante les mérites du marabout « Zongo Souleymane ».

Dans toute son euphorie, elle clame que ce dernier lit dans le passé et l’avenir de ses patients, et qu’il a la clé des solutions à ses soucis. Et Aïssata d’ajouter que, là où elle a été subjuguée, c’est que justement, le marabout a fait des révélations étonnantes sur la vie de l’étudiante. Comme s’il la connaissait parfaitement. Mais B.G.H. reste dubitative. Elle demande à son interlocutrice, si ce n’est pas elle qui est allée déballer sa vie, chez ce marabout. Mais Aïssata de répondre, la main sur le cœur, qu’elle ne l’a pas du tout fait. Et c’est selon elle, ce qui justifie clairement que ce marabout est effectivement puissant. L’étudiante, convaincue à présent, part à la rencontre de l’oracle Zongo Souleymane. Et sur place, elle entend le marabout dire tout de sa vie. Elle est abasourdie.

Puis, le marabout qui dit être doublé de voyant, lâche ceci : « Tu as une chance inouïe dans la vie. Tes génies protecteurs avaient prévu pour toi, la richesse, le succès, la gloire… Malheureusement, tes parents qui devraient adorer ces génies, ne l’ont pas fait. D’où la colère de ces derniers qui t’ont alors retiré toute ta chance ». Cependant, ajoute-t-il, il a les capacités occultes de rattraper les choses, en contentant à nouveau les génies. Mais pour cela, la jeune fille devra débourser la somme de 50 000 F Cfa. B.G.H. s’exécute. Et en retour, l’homme lui remet une potion, avec laquelle, dit-il, elle devra se laver. Puis, ils prennent rendez-vous dans deux semaines. Quand arrive ce moment, Gnagra N’guessan alias Zongo soutient que la jeune fille s’étant lavée avec la « potion magique », les génies lui ont révélé, qu’ils acceptent de débloquer sa situation, en lui restituant toute sa chance.

Mais pour que cela s’accomplisse totalement, il faut le sacrifice d’un bœuf accompagné d’or. Et selon lui, il a besoin de la somme d’un million de F Cfa, pour l’achat du bovin et des pierres précieuses. Une fois de plus, l’étudiante trime et trouve le pognon qu’elle remet au voyant. En réponse, ce dernier note qu’une fois le sacrifice fait, les génies trouveront en retour pour la jeune fille, la somme faramineuse de 400 millions de F Cfa. B.G.H. est épatée, et peut rêver de voir toutes ses souffrances financières et matérielles disparaître, à jamais. « A moi la richesse ! », s’extasie-t-elle. Toutefois, elle pose une restriction au marabout : « J’espère que le sacrifice à faire ne consiste pas à tuer un homme. Parce que, je ne peux accepter pour rien au monde, de faire couler du sang humain. Et de plus, je ne peux coucher avec un marabout. Alors, si les génies incluent mort d’homme et une partie de jambes en l’air avec toi, je ne suis pas partante ! ». Mais Zongo de la rassurer : « Non, non, non, il n’en est rien de tout cela ! ».

La patiente devient amante…

Sur ce, il donne rendez-vous à son interlocutrice, à « Hôtel du Nord », à Adjamé, où il prend une chambre pour, dit-il, faire tout le boulot de la jeune fille. Et lorsque l’étudiante s’y présente, elle trouve Zongo Souleymane tout décontenancé cette fois. Elle-même est embêtée. Et bien entendu, elle veut savoir ce qui se passe. Zongo qui remue la tête pour indiquer qu’il y a pépin, répond : « Je suis désolé mademoiselle. Tes génies protecteurs ont changé une importante donne, avant de faire aboutir le sacrifice. Ils disent qu’ils ont absolument besoin d’une sécrétion vaginale. Et pour l’obtenir, il va falloir que je couche avec toi ! ». B.G.H. qui rêve de richesse, tord alors le cou à son principe énoncé : celui de ne pas avoir des relations sexuelles avec un marabout. Elle accepte donc d’obéir aux génies. Elle se débarrasse alors de ses vêtements, pour laisser découvrir une superbe « sculpture ». Une croupe envoûtante, surmontée de deux seins bien plantés et fermes. Autour des reins, une belle chaînette brillante. Zongo Souleymane ne résiste plus. Il balance la jeune fille sur sa paillasse, et lui démontre qu’un marabout, ça sait aussi faire l’amour.

Il chevauche l’étudiante sans modération, et libère sa semence, à quatre reprises, ce jour-là. Une véritable « source intarissable ». Le tout, dans des postures inimaginables d’un marabout, qu’on croyait plutôt vieux jeu et habitué à la « position du missionnaire ». Et pendant deux mois, dans cet hôtel bon marché, où il prétend faire du bon boulot pour sa patiente, Zongo Souleymane fait de B.G.H., sa femme. Cette dernière, complètement à sa merci, on ne sait comment, il finit par l’enceinter. Et un de ces jours, il soutient que ses génies à lui demandent qu’il rentre en famille à Daloa, avec sa désormais compagne. Et que là-bas, toute la « prophétie » prévue pour la jeune fille va s’accomplir.

Comme un mouton, la pauvre B.G.H. suit Zongo Souleymane dans la « Cité des Antilopes ». Et c’est dans cette localité plus tard, qu’elle accouche d’un beau petit garçon. Fruit de l’activisme nocturne de l’oracle. Mais des années passent, sans que les génies ne redressent guère dans le bon sens, le vécu de la jeune fille. Elle qui devrait être riche et célèbre, est devenue femme au foyer. Femme d’un marabout. Une femme en train d’être fanée.

Dieu le sauveur…

Quatre ans plus tard, elle ouvre enfin les yeux, grâce, précise-t-elle, à des prières intenses à l’endroit de Dieu. Dieu le bon lui fait comprendre que Zongo n’est qu’un sale menteur, un truand qui lui vent du rêve, avec ses boniments. Alors, le samedi 8 juillet 2017, en l’absence de son « mari », parti effectuer des courses au centre-ville, elle explique à ses beaux-parents, qu’elle part se natter. A la vérité, ce n’est que diversion. Elle prend son fils avec elle, et file directement à la gare routière. Là, elle saute dans un car de transport.

Direction, Abidjan ; abandonnant derrière elle, toutes ses affaires, des rêves non réalisés et des génies portés disparus. Ce qu’elle a obtenu, c’est plutôt un gosse. Une fois en famille, à Abidjan, elle explique tout à sa mère avec qui elle avait coupé tout lien, sur recommandation de Gnagra. Sur ce, encore traumatisée, l’étudiante dont l’avenir a été hypothéqué par un menteur doublé d’un truand, se déporte au commissariat de police du 9ème arrondissement, à Marcory, et dépose plainte contre Gnagra N’guessan Delorne, pour abus sexuels, séquestration et escroquerie. Nous sommes le mardi 11 juillet 2017.

Entre-temps, avec la fuite de la jeune fille, le marabout présumé comprend que ça sent le roussi pour lui. Et qu’elle pourrait tout dévoiler. Alors, cette fois, retrouvant sa peau d’enfant de Dieu, il prend attache avec le prêtre qui l’a baptisé. Il lui demande de l’accompagner chez B.G.H. et ses parents, pour qu’il leur demande pardon, pour juste des broutilles. Mais toutefois, il se garde de révéler au prélat, toutes les vilenies dont il est auteur. Alors, dès qu’il prend attache avec la mère de son fils pour lui faire part de son déplacement vers elle, avec un « drapeau blanc », cette dernière joue le jeu, et fait mine d’accepter.

Et pour l’occasion, l’étudiante souhaite que cela se fasse à l’église Sainte-Thérèse, à Marcory, sous la bienveillance de Dieu. Ignorant le traquenard qui lui est tendu, le vendredi 21 juillet 2017, le scélérat débarque dans la cour de l’église. Et, c’est là que les éléments des forces de l’ordre, entre-temps alertés, viennent le choper. Cela, sous le regard étonné du prêtre qui comprend là, qu’il lui avait aussi menti. Conduit et interrogé dans les locaux du commissariat de police du 9ème arrondissement, le malfrat passe aux aveux. Il reconnaît les délits qui lui sont imputés, à l’égard de l’étudiante. Il reconnaît également, qu’avec les mêmes subterfuges de puissant marabout qu’il n’est pas du tout, il a soutiré à d’autres jeunes gens et jeunes filles, la somme totale de sept millions de F Cfa. Y compris le fric soutiré à son amante-étudiante. Hier, mercredi 26 juillet 2017, il a été déféré devant le parquet, au Plateau. Ainsi, prend fin, le film intitulé « La belle et la bête », réalisé de main de maître, par Gnagra N’guessan Delorne, alias Zongo Souleymane et « financé » par ses victimes.

KIKIE Ahou Nazaire

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