Cameroun : L’Afrique perd une icône de la médecine

 

 

L’ancien directeur de l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) Afrique et ancien ministre camerounais de la Santé publique (MINSANTE) Gottlieb Lobe Monekosso est décédé le 19 novembre 2017 à l’hôpital général de Douala Douala des suites d’une longue maladie à l’âge de 89 ans.

Interné pendant environ un mois dans cette institution hospitalière de référence, ce professeur de médecine y a finalement rendu l’âme, emporté par un problème respiratoire.

« Le Pr Monekosso partageait désormais son temps entre Dibombari (Littoral), dont il était natif, Douala et Buea  », ont renseigné des membres de la famille, précisant que le disparu avait une préférence pour Buéa le chef-lieu de la région du Sud-Ouest, « où il avait acquis une résidence et profitait des hauteurs fraîches du Mont Cameroun ». Ancien directeur de l’OMS entre les décennies 1980 et 1990, il a également été ministre de la Santé publique du Cameroun entre 1977 et 2000.

Par ailleurs, il fut Directeur du Centre universitaire des sciences de la santé (CUSS) de Yaoundé et professeur dans plusieurs facultés de médecine à travers le monde.

Ces dernières années il a reçu plusieurs prix et des hommages au Cameroun, son pays natal et à l’étranger. Par exemple, il y a cinq ans à Yaoundé lors des cinquantenaires de l’OMS, l’Ambassadeur de Grande Bretagne avait remis au Professeur Monekosso, au nom de la Reine d’Angleterre, la médaille Queen Elisabeth II en signe de reconnaissance de ses œuvres dans le domaine de la santé publique. Homme politique, écrivain ( « Traverls Without Stethoscope » est son dernier livre publié il y a quatre ans).

Chef traditionnel, le défunt qui laisse une veuve et une nombreuse descendance était également un membre du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir) au Cameroun.

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