Football: à six mois du Mondial 2018, le point sur l’organisation russe

 

 

Le tirage au sort de la 21e Coupe du monde de football a lieu ce vendredi 1er décembre 2017 au Kremlin, à Moscou, en présence de plusieurs stars du ballon rond. Un grand jour pour les 32 nations qui participeront à ce Mondial 2018, mais aussi pour le pays organisateur de l’évènement. La Russie est-elle prête ? Pour l’heure, cinq enceintes sur douze sont opérationnelles.

Avec notre correspondant à Moscou,  Daniel Vallot

A six mois du Mondial de football russe, plusieurs stades sont encore en travaux. Ils devraient être terminés d’ici la fin de l’année. Une exception, avec un peu plus de retard : le stade de Samara, à 800 kilomètres au sud-est de Moscou, où l’on espère jouer le premier match officiel au printemps prochain. Du retard pour les stades, mais rien de dramatique, dit la Fédération internationale de football association (Fifa), qui renouvelle sa confiance aux autorités russes.

Le défi logistique et sécuritaire de la Fédération russe

L’autre grand défi de la Coupe du monde, c’est bien sûr la sécurité. Sur ce point, la Russie se dit prête, avec notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire russe pour les hooligans étrangers, et surtout une innovation déjà testée lors de la Coupe des confédérations : le « passeport du supporter », obligatoire pour assister au match, et qui permettra de vérifier le profil de chaque spectateur. Voilà brièvement la réponse des autorités russes et de la Fifa au défi du hooliganisme.

Tout le monde garde en mémoire les affrontements de Marseille entre supporters anglais et russes lors de l’Euro 2016 en France. Mais il ne faut pas dénigrer non plus le risque terroriste. Comme la France, à plusieurs reprises depuis début 2015, la Russie a été touchée par un attentat meurtrier en avril dernier à Saint-Pétersbourg. Pour parer à toute éventualité, Moscou compte donc prendre des mesures drastiques en matière de sécurité pour l’évènement.

Autre défi, la logistique : les autorités russes ont annoncé que les transports ferroviaires seraient gratuits pour les fans de football qui auront acheté des billets pour les matches. Mais les distances à parcourir sont immenses. Pour rappel, la Russie est le plus grand pays du monde.

Une certaine lasssitude dans la population

A six mois de l’évènement, pour l’heure, difficile de parler de ferveur au sein de la population russe. Tous souhaitent bien entendu que la Coupe du monde se déroule comme il se doit, qu’elle donne une image positive de la Russie. Mais la compétition en tant que telle est loin de déchaîner les passions qu’elle aurait suscitées dans d’autres pays. Le football est un sport populaire en Russie, mais pas autant sans doute que le hockey sur glace.

A cela s’ajoute le désamour de la Russie pour sa sélection nationale. La Sbnornaïa actuelle est la moins bien classée des équipes du Mondial 2018. Elle n’a fait qu’engranger des contre-performances depuis son épopée de 2008, lorsqu’elle était allée jusqu’en demi-finale de l’Euro en Autriche et en Suisse. Les footballeurs russes ont une image assez négative, et la plupart de supporters s’attendent à une performance moyenne de l’équipe russe.

Gardons en tête que la Fédération de Russie a organisé les Jeux olympiques (JO) d’hiver à Sotchi il y a quatre ans. Un évènement qui a coûté beaucoup d’argent. Peut-être y a-t-il sans doute une forme de lassitude vis-à-vis de ces grands évènements sportifs.

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