Les terrils, oasis pour oiseaux migrateurs en milieu urbain

 

 

Ils viennent peut-être des Pays-Bas, de Finlande ou de Russie. De juillet à novembre, sur le terril de Dourges (Pas-de-Calais), il suffit de lever le nez pour voir passer des petits groupes d’oiseaux en migration postnuptiale. Déterminés malgré les nombreux kilomètres qu’ils ont déjà survolés, ils tracent leur route, cap vers le sud, pour passer leurs quartiers d’hiver. « Cela se voit à leur façon de voler », explique Vincent Cohez, directeur technique de l’association Chaîne des terrils. Pas comme ces deux gros pigeons qui virevoltent sans but manifeste à quelques mètres du sol, donc.

Ses bottes enfilées jusqu’en haut des cuisses, le naturaliste se fraie un chemin entre les roseaux touffus qui couvrent la terre noire et boueuse du terril. Comme guidé par les chants d’oiseau qui résonnent au loin, il rejoint le grand filet qu’il a tendu quelques heures plus tôt, avant les premières lueurs de cette douce journée d’octobre. Coincés dans les mailles, quelques volatiles patientent. Eux aussi se sont laissés attirer par le gazouillement – duper, même, car loin d’être émis par des petits bipèdes à plumes en chair et en os, ce dernier émane en réalité d’une enceinte dissimulée dans la végétation. Avec une minutie et une précision révélatrices de longues années d’expérience, Vincent Cohez délivre une mésange bleue et une grive musicienne des fils qui les emmaillotent.

Lire la suite sur….

Comments

comments

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *