Wednesday, February 4
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COMPAGNIE DIGNITE

Haïti sous observation internationale : le constat sévère d’un échec collectif

Les critiques récentes formulées par le Conseil de sécurité des Nations unies à l’égard d’Haïti ne surprennent plus. Elles confirment, une fois de plus, l’enlisement d’une transition politique sans cap clair et l’aggravation continue de l’insécurité dominée par les gangs armés.

Violations massives des droits humains, enlèvements à répétition, trafic d’armes et de personnes : le tableau est sombre, presque routinier dans les rapports internationaux.Mais au-delà du diagnostic, une question dérange : à qui profite cette répétition stérile des constats ? Depuis des années, la communauté internationale observe, condamne, alerte… sans jamais assumer pleinement sa part de responsabilité. Les mécanismes de transition qu’elle a soutenus, voire imposés, se sont révélés fragiles, déconnectés des réalités locales et incapables de produire une gouvernance légitime.

En pointant l’absence de progrès, le Conseil de sécurité oublie souvent de souligner l’incohérence de l’accompagnement international : sanctions sélectives, appuis sécuritaires tardifs, tolérance ambiguë envers certains acteurs politiques. Pendant ce temps, les gangs prospèrent, comblant le vide laissé par un État affaibli.

Haïti n’a pas seulement besoin de critiques. Elle a besoin d’une rupture claire : une transition réellement inclusive, un soutien international cohérent et, surtout, le respect du droit du peuple haïtien à décider de son avenir sans tutelle déguisée.

Sans cela, les mêmes rapports continueront d’être écrits… pendant que la crise s’aggrave sur le terrain.


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