
Le mouvement sociopolitique LAPÈ POU AYITI a durci le ton, ce mardi 16 décembre, en affirmant qu’aucun processus électoral ne peut être engagé en Haïti dans le contexte actuel d’insécurité généralisée. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse, alors que le Conseil électoral provisoire, continuent d’évoquer l’organisation d’élections en 2026.
Pour LAPÈ POU AYITI, les réalités du terrain rendent toute perspective électorale irréaliste. La domination persistante des gangs armés sur plusieurs zones du pays, la paralysie de nombreux axes routiers et l’enfermement de quartiers entiers constituent, selon le mouvement, des obstacles majeurs à une campagne électorale libre et à une participation citoyenne effective.
Le mouvement souligne avoir multiplié les actions de sensibilisation dans le Grand Sud, le Grand Nord et d’autres régions, où les échanges avec les populations ont mis en évidence une même préoccupation : l’absence de sécurité fragilise non seulement la démocratie, mais aussi la cohésion sociale. De ce constat découle une position sans équivoque : la sécurité doit être traitée comme un préalable, non comme une variable d’ajustement du calendrier électoral.
Les dirigeants de LAPÈ POU AYITI estiment que tant que la libre circulation n’est pas garantie, que les acteurs politiques restent empêchés d’accéder aux quartiers populaires et que les citoyens vivent sous la menace des armes, toute élection serait dénuée de crédibilité.Face à cette situation, le mouvement exhorte les autorités à recentrer leurs priorités sur la lutte contre le banditisme, le démantèlement des groupes armés et le rétablissement effectif de l’autorité de l’État.
Pour LAPÈ POU AYITI, seule une amélioration tangible de la sécurité nationale peut ouvrir la voie à un processus électoral légitime, inclusif et porteur de stabilité durable pour le pays.
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