Thursday, October 22

Haïti : la CFR accable le gouvernement Fils-Aimé et dénonce l’échec de la transition

Haïti : la CFR accable le gouvernement Fils-Aimé et dénonce l’échec de la transitionLa Coalition des Forces Républicaines estime que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé n’a pas rempli sa mission et met en garde contre toute prolongation unilatérale de son mandat au-delà du 7 février 2027.

La Coalition des Forces Républicaines (CFR) dresse un bilan sévère de la gestion de la transition par le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé. Dans une déclaration publiée le 21 octobre 2026, elle pointe l’incapacité de l’exécutif à créer les conditions sécuritaires et politiques nécessaires à l’organisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques, alors que l’échéance du 7 février 2027 approche.

Pour la CFR, le constat est préoccupant : l’insécurité persiste, la crise humanitaire s’aggrave et le processus électoral demeure confronté à des obstacles majeurs. Autant de difficultés qui remettent directement en question les résultats de l’action gouvernementale et la capacité du Premier ministre à conduire le pays vers une sortie de transition crédible.La coalition critique également le lancement d’une plateforme politique par Fils-Aimé.

Cette initiative, selon elle, fragilise la confiance entre les acteurs nationaux et soulève des interrogations sur la neutralité du chef du gouvernement, alors que l’exécutif devrait avant tout créer les conditions d’un scrutin démocratique.La CFR refuse ainsi que les difficultés accumulées sous la transition servent de justification à une prolongation unilatérale du mandat du Premier ministre après le 7 février 2027.

Elle réclame un nouvel accord politique, fondé sur des engagements concrets en matière de sécurité, de réponse humanitaire, de circulation sur les routes nationales et d’indépendance du Conseil électoral provisoire (CEP).En mettant directement en cause le bilan du gouvernement, la coalition place Fils-Aimé devant une exigence politique claire : produire des résultats tangibles ou accepter qu’une autre formule de gouvernance soit négociée pour sortir le pays de l’impasse.

La déclaration est signée par André Michel, Marie-Denise Claude, Levaillant Louis-Jeune, Fresnel Afice, Alex Larsen, Nelus Nerius, Robenson Mazarin, Sidoine Joseph et Jean-Pierre-Richard Félicien.


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