
Même si, en accord avec des chefs de gangs, Alix Didier Fils-Aimé a pu organiser tranquillement les examens du baccalauréat dans plusieurs communes contrôlées par des groupes armés, dont Carrefour, il lui serait impossible d’organiser des élections crédibles sans la présence des forces de l’ordre ni le démantèlement des gangs.
Au sein du RHAJAC, nous dénonçons les décaissements destinés à financer des élections mort-nées, qui ne serviraient qu’à enrichir des firmes bidon proches du pouvoir avec les impôts d’une population déjà en difficulté.
Plusieurs communes et départements du pays restent sous le contrôle total des criminels. En l’absence des partis politiques traditionnels et compte tenu du faible nombre d’électeurs inscrits, des élections crédibles sont impossibles.
Nous estimons qu’un Premier ministre qui confie plusieurs missions régaliennes de l’État à des étrangers, à travers des contrats frauduleux, et qui, depuis son arrivée le 11 novembre 2024, n’a neutralisé aucun chef de gang, n’est pas apte à organiser des élections.
Nous, au sein du RHAJAC, réitérons notre position : le départ immédiat d’Alix Didier Fils-Aimé et l’ouverture d’un dialogue national afin de mettre en place un exécutif bicéphale capable de rétablir l’ordre, d’organiser des élections crédibles et de sortir définitivement le pays de cette spirale de transition.
Djovany Michel, Secrétaire général
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